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La passion décroche l’or aux Jeux Paralympiques de Rio 2016

Prendre soin de chacun
21 sept. 2016

Núria Marquès n’est pas près d’oublier ce 9 septembre 2016.

Sourire radieux et bras grands ouverts, la jeune fille de 17 ans se tient fièrement devant l’imposant logo bleu, vert et rouge des Jeux Paralympiques, saluant le public en liesse du Stade Aquatique Olympique de Rio. Elle vient de décrocher sa première médaille d’or, la première de l’Espagne en natation dans ces Jeux, pour le 400 mètres nage libre classe S9 (voir l’encadré ci-dessous pour les informations sur les différentes classes) et ce, pour la toute première compétition paralympique de sa vie.

La natation c’est classe

La natation est le seul sport paralympique à rassembler sur l’ensemble de ses classes des athlètes ayant perdu un ou plusieurs membre(s) ainsi que des sportifs avec une paralysie cérébrale, une lésion de la moelle épinière ou d’autres handicaps. Les courses se disputent sur une piscine standard de 50 m en nage libre, dos crawlé, brasse et papillon, sur des distances allant de 50 à 400 mètres.

Classes 1-10 : nageurs avec un handicap physique ; plus le chiffre est faible, plus le handicap est important.

Classes 11-13 : nageurs avec une déficience visuelle

Classe 14 : nageurs avec une déficience intellectuelle

Le préfixe S désigne la classe correspondant à la nage libre, au dos crawlé et au papillon. Le préfixe SB désigne la classe correspondant à la brasse et SM correspond aux épreuves 4 nages. Les classes S1, SB1 et SM1 sont donc destinées aux athlètes avec les handicaps les plus importants, tandis que les classes S10, SB9 et SM10 sont réservées aux handicaps les plus modérés.

Une victoire émouvante

Le fait que le logo des Jeux Paralympiques derrière elle présente trois symboles colorés appelés agitos n’est pas le fruit du hasard puisqu’agito signifie « Je bouge » en latin. Avec un temps de 4:42.56, Núria a effectivement bougé vite, très vite. Dans les derniers mètres, elle est revenue sur l’Australienne Ellie Cole, plus âgée et plus aguerrie, pour la devancer de deux petits centièmes de seconde.

« C’est un rêve qui se réalise, a déclaré Núria. Je n’aurais jamais imaginé ça, jamais de la vie… »

Núria fait partie des sept athlètes paralympiques nageant sous les couleurs de l’Espagne au sein de l’Equipo AXA de Promesas Paralímpicas de Natación (Équipe AXA "espoirs paralympiques" de natation).

Avec Óscar Salguero, María Delgado, Ariadna Edo, Iván Salguero, Iñigo Llopis et Marian Polo, ses coéquipiers à Rio, elle partage la même passion pour la natation. Tous, à un moment ou à un autre, ont eu besoin d’un petit coup de pouce afin de trouver les ressources nécessaires pour vivre leur rêve.

De gauche à droite : Íñigo Llopis, Marian Polo, Núria Marquès, Jean-Paul Rignault, Óscar Salguero, María Delgado et Iván Salguero

Faire le bien pour aider les autres à bien faire

C’est dans ce domaine qu’AXA et la Fundación AXA sont entrés en jeu en apportant un soutien économique, logistique et moral aux jeunes nageurs dans leur préparation avant, pendant et après Rio.

La Fundación AXA s’engage à améliorer la société par le biais de la protection et de la prévention mais aussi à soutenir les initiatives culturelles, artistiques et éducatives qui garantissent l’égalité des chances pour tous. La fondation soutient ainsi le Comité paralympique espagnol afin d’aider les jeunes nageurs ayant un handicap à construire une carrière de professionnels, en fournissant aux athlètes à fort potentiel la possibilité de s’entraîner dans des conditions exceptionnelles.

María Delgado, Ariadna Edo et Núria Marquès
La Fundación AXA apporte un soutien économique, logistique et moral aux jeunes nageurs dans leur préparation avant, pendant et après Rio.

Sponsor de longue date du Comité Paralympique, la fondation a lancé l’équipe « Promesas » en 2009 afin « de travailler pour le futur et de donner aux jeunes talents la possibilité de progresser et d’atteindre leur meilleur niveau », comme l’explique Jean-Paul Rignault, Directeur d’AXA Espagne et Président de la Fundación AXA.

Jean-Paul Rignault
Directeur d’AXA Espagne et Président de la Fundación AXA

Nous avons participé (aux efforts du Comité paralympique espagnol) à Pékin, Londres et Rio, et nous comptons reconduire notre partenariat pour Tokyo 2020. Les Jeux n’ont lieu que deux semaines tous les quatre ans, mais pour réussir, il faut se préparer dès maintenant… Il s’agit d’une relation sur le long terme. Notre métier c’est de nous projeter sur les moyen et long termes. Il en va de même avec ce partenariat.

S’entraîner pour gagner

Núria fait partie de l’Equipo depuis quelques années puisqu’elle l’a rejoint à l’âge de 11 ans, même si elle tient à nous préciser qu’elle a commencé à nager à 9 mois. Depuis, elle travaille avec son coach à raison d’au moins deux heures quotidiennes, soit environ 6 km par jour. « Mais à l’approche d’une compétition, nous augmentons souvent la distance et l’intensité », reconnaît-elle.

Quand on l’interroge sur ce qu’elle préfère dans la natation, cette jeune fille décidée répond : « Difficile à dire. Disons qu’en ce moment, je crois que c’est le fait que j’adore la compétition… Mon objectif numéro un pour cette année était de me qualifier pour les Jeux et je l’ai atteint en janvier. À partir de là, j’ai toujours cherché à améliorer mes records personnels ».

Si elle dédie cette première médaille d’or à son frère, elle remercie son entraîneur, Juan Carlos, sa famille et son club de natation, le CN Sant Feliu, pour lui avoir donné absolument tout ce dont elle avait besoin pour aller à Rio avec toutes les chances de son côté.

Les athlètes espagnols lors de la cérémonie d'ouverture.
Josep Alfonso, Directeur de la Fundación AXA, Núria Marquès avec sa médaille d'or et Jean-Paul Rignault, Président de la Fundación AXA et Directeur d'AXA Spain.

Rituels et inspiration

Lorsqu’elle n’enchaîne pas les longueurs, Núria ne se repose pas pour autant puisqu’elle est actuellement en première. « Je suis au lycée tous les jours donc je n’ai pas trop le temps de faire autre chose. Je sors avec mes amis le week-end et c’est à peu près tout. Je n’arrive même pas à regarder la télévision car mes journées sont bien remplies. »

Nous avons également demandé à la championne si elle respectait certains rituels les jours de compétition. « Je n’en ai pas vraiment. Lorsque nous avons une course le matin, je prends un petit-déjeuner normal, comme tous les autres jours. Rien de spécial. » De nature réservée, elle s’enflamme quand on l’interroge sur la personne qui a été sa plus grande source d’inspiration. « Teresa Perales exerce une très grande influence sur tout le monde : les nageurs comme les autres athlètes », répond-elle avec les yeux qui brillent.

Le rêve suprême de Núria ? « Mon rêve, c’était de venir ici aux Jeux Paralympiques de Rio… M’y voilà. Je ne peux rien demander de plus », répond-elle après un temps de réflexion.

Pour suivre les performances de Núria et de son équipe à Rio, cliquez ici. Et joignez-vous à nous pour la féliciter pour ses victoires et lui souhaiter bonne chance pour la suite.

Chercheurs d’or : résultats de l’Equipo AXA « Promesas » à Rio

Jour 1
Or - 400m nage libre S9 - Núria Marquès - 4:42.56

Jour 3
Bronze - 400m nage libre S13 - Ariadna Edo Beltrán - 4:43.49

Jour 5
Or - 100m brasse SB8 - Óscar Salguero - 1:11.11
Bronze - 100m papillon S13 - María Delgado - 1:12.73