Les enjeux pressants de la dépendance

Le 26 Octobre dernier, les équipes de Risk Management et le Fonds AXA pour la Recherche organisait une conférence de recherche intitulée « Long Term Care… Short Term challenges », pour aborder entre chercheurs et experts les questions de la longévité et de l’accompagnement des personnes âgées dépendantes. TOUTES LES ACTUALITÉS  |  Risques et Recherche
14 déc. 2016

La question de la longévité humaine est débattue par de nombreux experts et chercheurs à travers le monde. Pour AXA, la question n’est pas (seulement) de savoir si l’Homme peut vivre jusqu’à 115 ou 120, mais de répondre aux défis posés déjà aujourd’hui par l’augmentation de la durée de vie des populations.

Nous vivons de plus en plus longtemps, mais dans quelles conditions ? Comment résoudre la question de la prise en charge médicale prolongée ? Comment anticiper les besoins futurs de prise en charge à long terme ? Les technologies médicales du futur seront-elles à même de mieux traiter les maladies liées à la vieillesse ?

La nécessité de « parler le même langage »

La définition des « Soins de Longue Durée » (Long Term Care) est essentielle pour commencer à aborder le sujet. Lié à l’augmentation de la durée de vie, le soin de long terme est la réponse apportée à la perte d’autonomie des personnes âgées et à leur besoin d’accompagnement.

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Chaque pays dispose de grilles d’évaluation pour déterminer le niveau de perte d’autonomie, partielle ou totale, des personnes concernées. Le Professeur Tom Kirkwood, de l’Université de Newcastle, propose d’uniformiser les grilles d’évaluation en utilisant un modèle hybride et évolutif qui prend en compte les risques à court, moyen et long terme, ainsi que les évolutions contextuelles liées à l’inflation par exemple.

La connaissance de la question de la déficience cognitive est également centrale. Comment appréhender une situation où les situations de déficience cognitives se multiplieraient ? Pour cela, il est nécessaire de bien connaitre les tendances globales liées à la déficience cognitive. Carol Jagger, Responsable de la Chaire d’AXA sur la longévité et professeure à l’Université de Newcastle, montre que le nombre de déficiences cognitives diminue dans le monde grâce à l’adoption de modes de vie plus sains, et de niveaux de richesse, éducation et de santé plus importants. Cependant, ces tendances ne seront pas nécessairement celles de demain, d’où la nécessité de réfléchir à des modèles prédictifs innovants pour évaluer ces risques.

Privilégier la prévention ?

De nombreuses nouvelles technologies permettent d’assister les personnes dépendantes au quotidien. Robots et maison connectée pourront permettre de faciliter la vie des personnes au quotidien. D’autres applications permettent d’évaluer à distance la santé de personnes dépendantes et adapter les traitements qui leurs sont soumis.

Il est cependant préférable d’envisager des stratégies de prévention pour aborder la question de la dépendance. Les nouvelles technologies, en particulier les applications mobiles, fournissent un outil particulièrement utile pour encourager les personnes à adopter un mode de vie plus sain.

L’enjeu pour AXA est donc d’améliorer ses produits et de développer de nouveaux services qui pourront prévenir et retarder la dépendance de ses clients dans le futur. Et poursuivre son soutien à la recherche pour mieux anticiper les enjeux et nouvelles tendances, retrouvez les contributions de chercheurs soutenus par le Fonds AXA pour la Recherche ici.

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Mots-clés: Risques et Recherche